Choisir entre un terrarium et un vivarium : quelles différences ?

Vivarium ou terrarium, ces deux termes sont souvent employés comme synonymes pour désigner un contenant où l’on recrée un écosystème et éventuellement où l’on accueille un animal. Cependant, ces deux termes ne désignent pas exactement la même chose.

 

Quelques définitions…

Le vivarium, un espace dédié à toutes sortes d’animaux

Le vivarium désigne tout espace où est recréé un biotope, un écosystème afin d’y introduire un animal. Les vivariums reconstruisent l’habitat naturel de l’animal, tant dans ses caractéristiques physiques (chaleur, luminosité, hygrométrie, ventilation) que dans la composition du sol, les plantes, l’aménagement de la structure. Certaines espèces vont nécessiter des points d’eau, d’autres profiteront d’éléments de décor à escalader, etc.

On distingue ainsi plusieurs types de vivarium, selon l’écosystème qu’ils copient :

  • les terrariums, qui recréent un environnement terrestre,
  • les aquaterrariums ou paludariums, qui proposent un environnement mixte avec des espaces terrestres et des espaces aquatiques (certaines espèces ont besoin d’un environnement mixte pour pouvoir s’immerger régulièrement),
  • les aquariums, qui proposent des espaces strictement aquatiques.

Ces dispositifs permettent d’élever chez soi des animaux qui ne pourraient vivre en liberté dans une maison ou un appartement pour plusieurs raisons ; ils peuvent être des animaux dangereux (certains serpents), des animaux qui nécessitent un biotope particulier, ou des animaux susceptibles de s’enfuir. Il permet d’élever la plupart des NAC (nouveaux animaux de compagnie). On peut aussi distinguer les vivariums en fonction de l’espèces qu’ils vont accueillir. Il existe par exemple :

  • les herpétariums, qui permettent l’élevage des reptiles et amphibiens,
  • les reptilariums, qui sont plus spécialement conçus pour les reptiles,
  • les serpentariums, qui accueillent plus spécifiquement des serpents,
  • les formicariums, qui ont dédiés à l’élevage de fourmis,
  • les insectariums, qui permettent de recevoir des insectes.

Le terrarium, un écosystème terrestre

La conception

Concevoir un terrarium consiste à recréer un écosystème terrestre, accueillant des espèces végétales et/ou animales. Les terrariums de taille réduite accueillant uniquement des plantes sont actuellement très prisés : ils apportent une touche végétale originale dans un intérieur. Ils ont parfois des formes atypiques, comme des vases, des jarres, des cloches en verre, des bonbonnières, des grands verres… L’idée est de détourner des contenants en verre du quotidien pour y installer le terrarium. Si certains restent ouverts et nécessitent un arrosage, d’autres sont complètement fermés. L’humidité de l’air se condense sur les parois du bocal et ruisselle jusqu’au sol où elle est captée par les racines. L’eau, le substrat, les plantes et l’air recréent un cycle d’échanges gazeux qui permet la croissance des plantes.

Si les petits terrariums végétaux sont à la mode, il est nécessaire de concevoir des terrariums beaucoup plus grands lorsqu’on envisage d’élever des animaux. 

La taille dépend de l’espèce et du nombre de spécimens accueillis ; ils sont en général plus larges que hauts, mais une bonne hauteur peut être aussi nécessaire pour des espèces arboricoles. Ils peuvent être conçus dans différents matériaux, les plus courants étant le verre, le bois, le plastique, le grillage. Ce choix dépend principalement de l’espèce qui y vivra, mais aussi du budget et de la sensibilité esthétique de chacun.

Les accessoires adéquats

Différents appareils permettent de réguler la chaleur et la luminosité, l’humidité, la ventilation. Les sondes, notamment un thermomètre et un hygromètre sont nécessaires pour assurer le suivi de cet environnement et le bien-être des animaux qui y vivent. Certaines espèces ont besoin d’une zone chaude et d’une zone froide. Si certaines supportent bien une température constante, d’autres ont besoin d’une moindre luminosité et d’une moindre chaleur la nuit. Le choix du substrat est aussi important ; il se fait en fonction des animaux et des plantes installés dans le terrarium.

Comment sont alors classifiés ces terrariums?

Différents terrariums existent, selon le type d’écosystème qu’il tendent à recréer.

  • Les terrariums désertiques et semi-désertiques recréent un biotope chaud et sec. C’est un habitat idéal pour les pogonas, les lézards à collier, les eublepharis. Il doit fournir une différence de température entre deux zones pour que les reptiles puissent augmenter ou réduire leur chaleur corporelle en fonction de leurs besoins. La zone chaude sea générée par une lampe chauffante, tandis que la zone sombre sera placée à l’opposé et favorisée par des coins d’ombre aménagés sous des pierres. Des écarts de températures entre la journée et la nuit sont aussi nécessaires. Ces terrariums sont souvent composés de sable, de roches, du bois sec.
  • Les terrariums tropicaux sont adaptés pour les espèces vivants dans des milieux humides et chauds. Ce sont souvent des espèces arboricoles, comme les serpents, les geckos ou les caméléons ; les terrariums gagnent de la hauteur pour proposer des branches à escalader à leurs habitants arboricoles. Les substrats possibles sont plus variés. L’humidité doit faire l’objet d’une surveillance accrue.

Terrarium ou vivarium ?

En conclusion, certains vivariums sont des terrariums (les vivariums accueillant des espèces terrestres) et certains terrariums sont des vivariums (les terrariums accueillant des espèces animales et pas seulement végétales) mais les deux termes ne désignent pas la même chose.

 

Terrariums et vivariums, d’où viennent-ils ?

Comme leurs significations, leurs origines différent.

Vivarium:

L’étymologie du mot “vivarium” vient du latin “vivere”, qui signifie “vivre”. C’est donc avant tout un lieu de vie. Historiquement, le premier vivarium qui a été conçu fut celui de Constant Duméril au début du XIXe siècle. Celui-ci créa le premier vivarium accueillant des reptiles exotiques au Jardin de Plantes de Paris en 1838, ce qui lui permit de faire prospérer ces espèces pour les étudier. Le vivarium est en effet au départ un dispositif conçu pour l’étude et l’observation des animaux, avant d’être un loisir. Cette ouverture du vivarium au public fut réalisée au zoo de Londres en 1949. Les vivariums publics sont ainsi conçus comme des fenêtres ouvertes sur des écosystèmes complets d’autres latitudes. S’ils peuvent être aussi petits que les vivariums de particuliers, la plupart sont assez grands pour permettre l’accueil du public : des pièces entières, des serres accueillent de multitudes d’espèces qui vivent dans le même biotope. Les zoos actuels permettent au public de traverser des serres tropicales où vivent librement de nombreuses espèces d’oiseaux et des reptiles.

Terrarium:

Le terrarium, lui, est aussi un produit du XIXe siècle. Il est issu d’un accident : en 1829, le Docteur Nathaniel Bagshaw Ward, médecin et amateur de botanique aurait observé que les spores des fougères qu’il avait dans son salon germaient et croissaient très vite dans des flacons où il conservait des cocons de papillons de nuit. Leur croissance était considérable, malgré le peu de terre qui demeurait au fond de ces flacons. Il fit alors construire une caisse en bois vitrée dans laquelle il y déposa des spores de fougères, et observa que de la même façon ils germaient et se développaient parfaitement. Il avait alors conçu le premier terrarium, qu’il appela “caisse de Ward”. Il publia les résultats de cette expérimentation dans un ouvrage intitulé “On the Growth of Plants in Closely Glazed Cases” (A propos de la croissance des plantes dans des caisses vitrées hermétiques). Ces caisses furent au départ utilisées pour transporter des espèces nouvellement découvertes à bord des navires, et non pas pour l’agrément. Ces voyages permirent de faire parvenir des espèces exotiques aux botanistes, mais aussi de briser des monopoles de production agricole en important des plants dans de nouveaux territoires. Ce fut le cas notamment du transport du thé de la Chine vers l’Inde et  de l’Hévéa, transporté du Brésil vers le Sri Lanka. Les caisses de Ward suscitèrent ensuite un engouement considérable dans la bourgeoisie de l’Angleterre victorienne, notamment à Londres dont les habitants souffraient de la pollution et d’un air vicié.

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